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les enfants éblouis

 

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« Ma soeur ma soeur ma soeur la porte de la maison laisse la ouverte s’il te plaît, même s’il fait froid, accueille qui viendra, moi je vais prendre l’air, je reviens, je suis dehors, c’est le jour, bien sûr que je marche tout seul, bien sûr que je marche tout seul, les mains enlevez-les, enlevez-les toutes, je les embrasse, n’ayez pas peur je tiens debout, j’ai regardé le hêtre plusieurs jours plusieurs nuits, j’ai appris de lui, les mains les prénoms les visages je les vois qui s’éloignent, tout s’accélère, l’oiseau la douleur vient se poser sur mon épaule, mais je marche tout seul, la maison absorbée, la maison absorbée dans la terre, elle repoussera demain, elle repoussera au printemps et vous serez encore là. Vous serez encore là… « 

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- le 19 juillet 2018 à 11h au théâtre des Halles – Scènes d’Avignon – Festival off
Lecture publique

- le 20 Octobre 2017 à 20H30 à la Voix du Griot (Les Lilas)
Dans le cadre de la résidence annuelle de la compagnie aux Lilas

- le 13 Octobre 2017 à 19H30
Auditorium de la maison des auteurs – SACD

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Lecture du dernier texte de Yan Allegret, projet de création 18/19 de la compagnie

LES ENFANTS EBLOUIS
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Avec Yann COLLETTE

La parole d’un homme traverse les heures d’une seule journée, du réveil à la nuit, dans une chambre d’une maison de repos. Dans cette parole, des retrouvailles ont lieu, des départs, des réminiscences. Des mélanges entre passé et présent, entre les différentes époques d’une même vie, la parole comme témoignage d’un lieu d’existence, peut-être le dernier, dans lequel le réel s’ouvre. La parole comme acte de vie.

A l’extérieur, peu advient. Une douche. Un repas. La vision d’un jardin et d’un arbre à travers la fenêtre. Une visite de la soeur, du personnel hospitalier, une marche dans le couloir. Et la disparition possible de l’homme, sans doute, une fois la nuit venue.

Le flots des mots de l’homme comme lieu ultime de vie. La migration de l’identité non pas comme un chemin vers du néant, mais bien plus comme la découverte d’un autre pan du réel, plus sensitif, plus ouvert. Là où l’on pensait la perte, un renversement advient: à la place, des retrouvailles, et des enfants éblouis par la lumière de midi.